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Vrai ou faux ? Testez vos connaissances au sujet de la famille recomposée

La manière dont nous envisageons la vie familiale et les rôles à jouer dans la famille a une grande influence sur les comportements que nous adoptons. Souvent, nous avons peu conscience de nos croyances ou attentes sur ces sujets, car nous pensons que nous avons tous la même façon de voir les choses ou que les familles fonctionnent toutes un peu de la même manière. Il est toutefois étonnant de constater que sur certains aspects des différences importantes peuvent exister entre les conjoints ou entre le couple et les enfants. Ainsi, un parent peut s’attendre à partager ses responsabilités parentales avec son conjoint alors que ce dernier souhaite demeurer en marge de la vie familiale. Un enfant peut désirer que son beau-parent se limite à le soutenir dans ses activités sportives alors que le couple croit qu’il doit avoir un rôle d’autorité dans la famille. S’ajoutent à ces attentes ou croyances des mythes qui sont associés spécifiquement à la recomposition familiale. Ces mythes peuvent constituer des embûches importantes lors de la recomposition de votre famille. Est-ce possible que vous entreteniez certains de ces mythes? Pour le savoir, répondez le plus honnêtement possible à ce petit questionnaire.

Vrai
Faux

FAUX. Puisque vous aimez votre nouveau partenaire, vous vous attendez peut-être à aimer ses enfants ou que ses enfants vous aiment automatiquement. Par contre, lorsque vous y réfléchissez, vous devez reconnaître qu’établir des relations prend du temps et que cela ne se produit pas du jour au lendemain. Il est donc préférable d’avoir des attentes réalistes face à cette relation. Ce qui est important pour le bien-être familial, c’est d’exiger que chacun puisse se respecter pour que l’harmonie règne au sein de la famille.

FAUX. Les jeunes plus âgés ou les adolescents prennent généralement plus de temps à s’adapter en raison des habitudes de vie déjà bien ancrées. Les heures de repas, la façon de ranger leur chambre, le partage des pièces communes, etc. sont souvent des éléments à renégocier lors de la recomposition familiale. De plus, ils vivent deux transitions majeures : l’adolescence et la recomposition de leur famille. 

FAUX. Il est vrai que les enfants traversent une période d’ajustement, souvent difficile, suite au divorce ou à la recomposition familiale de leurs parents. Il est aussi possible que vous vous sentiez coupables et que vous cherchiez à vous « racheter » en étant plus conciliant avec vos enfants. Dans un tel contexte, vous oubliez peut-être l’importance de mettre des limites – un aspect important du rôle parental. Toutefois, rassurez-vous! Les études  montrent que la plupart des enfants retrouvent, après un certain temps, l'équilibre émotionnel.

FAUX. Cette croyance est fortement inspirée des contes de fées de notre enfance, dont certains ont été réactualisés récemment par les studios Disney (Blanche-Neige, en 2012 et Cendrillon, en 2015). Ces contes mettent en scène des belles-mères méchantes ou injustes qui se montrent incapables d’aimer les enfants issus d’autres unions. Ces modèles négatifs n’offrent pas d’alternative aux belles-mères qui cherchent à trouver leur juste place dans la famille.- Elles peuvent aussi avoir l’impression que leur entourage pose un regard négatif sur elles, augmentant ainsi la confusion. La recherche suggère que le rôle de belle-mère est le rôle le plus difficile à jouer au sein d’une famille recomposée. Mais quand on y pense bien, il n’y a pas de raison de croire qu’une belle-mère ne puisse avoir un rôle positif dans la famille.

FAUX. Les gens sont optimistes et fondent beaucoup d’espoir sur leur possibilité d’être heureux dans leur famille recomposée. Sans cet espoir, personne ne tenterait l’aventure. D’ailleurs un sondage effectué auprès de la population québécoise montre que 54% des répondants croient que bâtir une famille recomposée est facile si le couple est amoureux. La possibilité d’être heureux est réelle, mais il est possible que l’harmonie familiale prenne un peu plus de temps que ce à quoi vous attendiez.  La complexité des familles recomposées fait en sorte que les gens ont besoin de temps pour se connaître, développer des relations harmonieuses et une histoire familiale commune.

FAUX. Les enfants s’ajustent mieux s’ils conservent des liens avec tous leurs parents d’origine. Ils ont besoin de pouvoir les voir et d’avoir le droit de penser du bien d’eux. L’enfant bénéficie du « partenariat parental » établit entre ses parents d’origine. Avec le temps, les beaux-parents peuvent s’ajouter à ce partenariat qui devient alors une « grande équipe de soutien » pour l’enfant. Il est normal que cette grande équipe de soutien ne s’établisse pas tout de suite, mais tendre vers cet idéal est à privilégier.

FAUX. Les gens ont besoin de temps pour faire le deuil d’un être cher et la recomposition familiale peut réactiver un deuil non complété. Au moment de la recomposition familiale, les enfants peuvent s’attendre à avoir avec leur beau-parent une relation semblable à celle qu’ils avaient avec leur parent disparu ou ils peuvent avoir tendance à idéaliser cette relation. Dans de telles circonstances, le beau-parent peut se retrouver en compétition avec une personne qui n’est plus et qui aura toujours davantage de qualités que le beau-parent aux yeux des enfants.

FAUX. Les familles recomposées qui ne partagent pas la même maison ont moins de temps pour développer des relations de qualité et moins d’occasions pour faire des activités familiales permettant de construire une histoire familiale commune. Il est donc possible que la période d’adaptation s’allonge de quelques années.

FAUX, mais... La relation de couple dans la famille recomposée est la relation la plus récente et la plus fragile en comparaison de la relation entre le parent et son enfant. En investissant du temps sur le renforcement de votre relation de couple, vous travaillez aussi au renforcement de votre famille. Par ailleurs, on sait que la qualité de la relation entre le beau-parent et l’enfant est importante et qu’elle a un impact sur la satisfaction conjugale. Par conséquent, ce sont deux relations qui se développent en parallèle et qui ont toutes les deux une incidence dans le processus de réorganisation de la famille.

FAUX. Les beaux-parents n’ont actuellement pas de droits légaux par rapport à leurs beaux-enfants. Par exemple, ils ne peuvent pas autoriser de soins médicaux.