La coparentalité correspond aux droits et responsabilités qui continuent d’être partagés par les parents suite à leur séparation ou leur divorce. En famille recomposée, certains parents ont à gérer plusieurs relations coparentales lorsque les enfants du foyer sont nés de différentes unions. De plus, la manière de coopérer avec son ex-partenaire peut prendre des formes diverses en fonction, notamment, de la qualité de la communication.
Une des formes de coparentalité existante est celle dite parallèle, soit celle où les parents ne communiquent pas directement entre eux en raison de tensions trop élevées. Ils procèdent alors par écrit ou par courriel pour se parler de leurs enfants.
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Ces parents sont généralement conscients de la nécessité que leurs enfants restent en dehors de leurs différends conjugaux. C’est pourquoi ils préfèrent procéder par des moyens indirects pour se parler de leurs enfants. De cette manière, ils évitent que leurs enfants ne soient témoins de contacts entre eux qui pourraient dégénérer en conflits; conflits qui sont au cœur des difficultés d’adaptation éprouvées par les enfants à la suite de la séparation de leurs parents.
Par ailleurs, il existe des parents capables de communiquer directement pour se parler des différents aspects entourant la vie de leurs enfants. Ces parents exercent une forme de parentalité dite coopérative.
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Si la coparentalité coopérative permet à l’enfant de se sentir en sécurité, elle n’est pas appropriée dans toutes les situations. À titre d’exemple, dans les situations de violence familiale, la priorité doit être la sécurité de tous les membres de la famille plutôt que la communication directe entre les parents.
Entre ces deux formes de parentalité, il existe toute une variété de nuances associées à la manière de se parler des besoins des enfants et d’y répondre après une séparation ou un divorce.
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D’ailleurs, la forme de coparentalité adoptée par les parents se trouve souvent entre les deux en fonction de l’organisation de la garde et de l’âge de leur enfant. De plus, la forme que prend la coparentalité peut changer dans le temps. Des parents peuvent avoir développé une coparentalité coopérative en communiquant directement de façon efficace, mais un évènement peut survenir et rendre la communication plus difficile (la recomposition familiale, par exemple!). Dans de telles circonstances, il est parfois judicieux d’utiliser une coparentalité parallèle le temps de réduire le niveau de tension. Des échanges peuvent alors se faire par l’intermédiaire d’un médiateur ou par écrit en s’assurant que l’enfant ne joue pas le rôle d’un messager. En tant que messager, l’enfant pourrait sentir qu’il est au centre des conflits vécus par ses parents et éprouver ce que les spécialistes appellent un conflit de loyauté. Enfin, des tentatives pour revenir à une coparentalité coopérative pourront se faire plus tard, une fois que la période de crise sera passée.
Si vous souhaitez évaluer vos connaissances en matière de coparentalité après une rupture d’union, nous vous invitons à remplir ce bref questionnaire.